La nostalgie de l’odeur sucrée - La ferme des cent acres

La nostalgie de l’odeur sucrée

La nostalgie de l’odeur sucrée 

Lorsque j’étais jeune, de mes 4 à 15 ans, oh combien je détestais faire la route Lévis → Lac-Etchemin. C’était long la route venant de ma perception enfantine. Puisque nous n’avions pas encore la maison à la ferme, nous dormions dans la partie chalet de la cabane. Une bâtisse rectangulaire verte avec 1/4 de celle-ci qui était habitable. De l’autre côté de la porte, c’était sarrau, filet, production. Mes parents avaient décidé d’acheter en 2010 cette érablière. Le 14 février 2010 plus précisément! Pour moi, ça voulait dire voyager les soirs de printemps, loin de mes amies qui étaient tous à Lévis. D’ailleurs, ceux-ci m’enviaient. « Trop cool tu as une érablière !» Toute l’école primaire reconnaissait mon frère et moi comme les enfants qui faisaient du sirop d’érable et qui manquaient parfois l’école, car ma mère et mon beau-père avaient passés une nuit blanche à bouillir le sirop.

De ma vision, je ne remarquais pas encore toute la chance que j’avais. Une enfant bien chialeuse. Nous n’avions pas de wifi, je devais me télécharger des films. J’avais mal au cœur sur la route (petit estomac faible depuis toujours ). Toujours un moyen pour rouler les yeux à ma mère lorsqu’elle me disait que nous allions à la cabane le soir après l’école. Le soleil du printemps arrivait, moi et mon frère jouions dehors dans la boue. Parfois, on rentrait au chaud et écoutions un film sur la petite télé cube en entendant les pompes de l’autre côté de la porte. Ça faisait du bruit, mais on s’y habituait, on montait le volume. 8 ans, assise sur un baril, Sébastien qui me dit « chatouille le dragon » faisant référence à l’interrupteur qui allume la flamme sous la bouilleuse.

10 ans, en pleine hiver, moi et P-O qui faisons de la luge dans notre propre « centre de luge 2000 ».

11 ans, moi qui dessine sur la table de la petite cuisine avec le feu du foyer qui réchauffe la toute petite pièce.

12 ans, Ma mère qui me dit « vient voir , ça coule ! ». Sébastien qui me propose d’aller en quatre roues avec lui à la station de pompage. Lorsque toute la famille se réunissait dehors sur des chaises de camping pour profiter du soleil. Moi et P-O faisant des cabanes dans les bois en passant des heures et des heures dehors, jusqu’à la tombée de la nuit. Que de souvenirs…

Et puis le covid est arrivé, et j’ai réalisé l’immense privilège que j’avais d’être en campagne, en sécurité et isolé. Alors de mes 16 à 17 ans, j’ai vieilli comme chaque adolescent dans ma petite chambre. À ce moment, cela faisait 2 ans que mes parents avaient acheter la maison sur le bord de la 277. J’allais prendre des marches au soleil sur notre terre, j’écoutais des films, de la musique et profitait de la tranquillité de la campagne.

On dit que la mémoire olfactive est la plus forte. Je peux le confirmer. L’odeur celle du sirop d’érable c’est ce qui me ramène à mon enfance à des souvenirs de moments heureux. Récemment, j’ai fait des 4L pour une commande. En faisant une pause de gestionnaire des réseaux sociaux de la ferme (que je fais depuis maintenant 4 ans, officiellement) j’ai enfilé mon sarrau et filet et j’ai coulé le sirop d’érable chaud dans les bidons. Et cette odeur sucrée est montée doucement à mon nez tout en faisant remonter ces souvenirs d’enfance heureuse.

J’ai maintenant 20 ans, bientôt 21. J’habite à Québec à 1h20 de la ferme. C’est maintenant moi qui conduis et qui fait la route. Je n’aime toujours pas conduire, mais oh comme j’aimerais pouvoir me télétransporter à tout moment aller profiter de la ferme comme lorsque j’étais toute petite. Lorsque je tenais pour acquis cette odeur de sirop d’érable fraichement bouillis. Lorsque je profitais naïvement de ce grand terrain dans le calme de la nature.

Il est important, à tout moment de la vie, de remarquer les belles petites choses qui nous entoure. Parce qu’on ne sait jamais lorsque ce ne sera plus là. Profiter du présent. Profiter, tout simplement.

 


Autocueillette

Faut-il réserver?

Non aucunement besoin de réserver. Par contre, informez-vous via notre site web ou réseaux sociaux si il y a de la cueillette dans la journée

Combien cela coûte-t-il ?

La vente des petits fruits à l'autocueillette se fait au poids. Le prix est fixé au début de chaque saison 

Quels sont les modes de paiement acceptés?

Carte de débit;

Carte de crédit;

Argent comptant.

Y-a-t-il un stationnement?

Oui nous avons un stationnement à la ferme. Dans le cas où celui-ci serait plein, il y a possibilité de se stationner dans le chemin du Morne en face de notre ferme.

Puis-je apporter mes propres contenants?

Oui vous pouvez apporter vos contenants de la maison.

Le poids de ceux-ci sera mesuré à votre entrée pour être soustrait à la fin de votre cueillette.

Si vous n'avez pas de contenants adéquats, nous vendons des paniers vides 

Peut-on apporter un animal de compagnie?

Malheureusement, nous n'acceptons pas les animaux dans nos champs durant la période estivale. Par contre ils sont acceptés sur notre terasse tenue en laisse bien sûr!

Y-a-t-il des places pour faire un pique-nique ou manger?

Nous avons une terrasse qui est dédié principalement au client prenant un café par contre, après la cueillette des camerises, vous pouvez apporter votre couverture et pique-nique et vous installer entre les rangs de camerisiers qui sont situés dans notre premier champs face à la 277. 

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« Oh comme j’aimerais pouvoir me télétransporter à tout moment aller profiter de la ferme comme lorsque j’étais toute petite. Lorsque je tenais pour acquis cette odeur de sirop d’érable fraichement bouillis. Lorsque je profitais naïvement de ce grand terrain dans le calme de la nature. »